La diversité à l'échelle de la métropole

La diversité à l'échelle de la métropole

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La diversité des arbres cultivés est le fruit d'une longue histoire entre les arbres, les territoires et les Hommes. Il s'agit d'une richesse à explorer et utiliser.

Ôde à la diversité en ville !

La Nature fait bien les choses et la Nature a fait la diversité. La diversité, qu'elle soit génétique ou spécifique (diversité d'espèces), permet aux populations de faire face et de survivre.

Comme en milieu naturel, la diversité a ses avantages en milieu urbain :

  • Augmenter la résilience de l'écosystème urbain
  • Lutter contre la banalisation des espaces publics (diversité des formes et des couleurs dans le paysage urbain)
  • Améliorer la sécurité sanitaire des espèces arborées (en diminuant le nombre d'individus attaqués par un virus ou un champignon)
  • Renouveler l'air de façon plus efficace

 On considère une bonne diversité des arbres en ville selon la règle du 10-20-30 :

  • pas plus de 10% d’une espèce
  • pas plus de 20% d’un genre
  • pas plus de 30% d’une famille (règle respectée sur le territoire).

La menace d'une perte de diversité

Les risques de perte du patrimoine sont de plus en plus importants du fait :

  • des changements climatiques (évolution du climat défavorable à certaines espèces)
  • de la mondialisation (facilitation des transports et des échanges => risques accrus de propagation de maladies et dissémination de parasites)
  • d’une urbanisation accrue (densification et perte de terres végétalisées et arborées)
  • d’une simplification génétique (culture et reproduction d'une ou très peu de variétés, perte du brassage génétique, arrêt des variétés anciennes, utilisation accrue de cultivars, ...)

Une faible diversité du patrimoine arboré dans les villes est ainsi fréquemment observée. C’est le cas également sur le territoire de Grenoble-Alpes Métropole qui déploie des efforts pour diversifier les plantations faites depuis plusieurs années.

Sur le territoire métropolitain, les genres Platane (Platanus sp.) et Erable (Acer sp.) sont très représentés et composent à eux deux, plus d'un tiers des genres du patrimoine arboré.

Cette mauvaise répartition des genres peut poser des problèmes, notamment avec l’arrivée de maladies, comme le chancre coloré du platane, responsable de l’abattage de platanes sur le territoire.